Switch

Ce soir, je me promenai sur Fetlife, j’y glane souvent quelques photos que je partage avec ma douce et mes « amis » par des « loves ». Amis et loves ont une définition de réseau social bien loin d’un sentiment personnel, mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Au hasard des profils d’ailleurs que je regarde discrètement, j’observai peu de soumises et beaucoup de switchs. Le terme « switch » veut dire commuter, autant je le comprends plutôt bien dans l’informatique, autant très mal dans notre petit monde. Changer de rôle ou de statut, cela veut dire qu’une soumise devient d’un coup dominante ? J’imagine que dans un jeu cela peut être possible, mais dans notre petit monde, cela me paraît insensé.

Ma douce prend son plaisir dans le fait de me servir, obéir docilement. C’est dans la soumission à mes pieds que sa vie se fait, son plaisir naît dans le mien, dans le fait de me donner du plaisir, d’y veiller. Tout comme moi, j’ai du plaisir à modeler à ma convenance sa vie, à l’éduquer sur comment je veux qu’elle soit, qu’elle paraisse, qu’elle me serve, qu’elle oriente ses choix à mes goûts, et non aux siens. Comment pouvoir imaginer de renverser la place de chacun ?

Il me semble parfois être, comment dit-on … un conservateur, mais est-ce parce que certains jouent des rôles qu’il faudrait coller sagement à ce vocabulaire ? J’imagine que beaucoup de soumises n’ont pas compris que leur place n’est pas dégradante, elle est, comme un certain nombre de dominants qui n’y voient que plaisir et sont loin, même s’ils sont appelés « Maître », des soins que prodigue le Maître à l’éducation de sa propriété. Assumons chacun nos places quand le jeu n’est plus et que la vie devient.

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