Sentiment de fragilité (1re partie)

  Cela fait plusieurs mois que ma douce s’est inclinée auprès de moi, elle qui jadis était librement perdue m’a reconnu pour que je devienne son Maître, je l’ai accepté et je suis profondément heureux de l’éduquer. Elle travaille durement à être une esclave docile, à me donner toute confiance en se livrant entièrement, corps et esprit. Tant de choses dans sa vie, à donner possession n’est pas simple, tout comme donner les clefs de son destin n’est pas à la portée de tous.

Depuis que je suis fasciné par la domination, j’ai toujours encouragé et même obligé mes soumises à travailler sur notre relation. Sur Internet, beaucoup de relations de domination se mesurent par ce que la soumise endure comme humiliation, punition ou orgie… Je dois reconnaître que tout jeune dominant, je fus séduis par cela, mais au fond j’ai compris que ce n’est pas ce qui m’émerveille.

En éduquant ma douce, je m’éduque aussi à comprendre cette myriade de sentiments enivrants qu’apporte la domination. J’aime autant le côté sombre de la domination que son côté lumineux, et ma douce m’apprend cette lumière tout comme je l’éduque dans ce côté sombre que chaque esclave recherche et que chaque Maître désire donner.

NB: je note chaque Maître, mais je me rappelle le côté indissociable entre Maître et soumise, dans mon cas, Maître et esclave.

Je ne suis pas Maître dans la vie, si ce n’est que de nos destinées, celle de ma douce et la mienne. Et je ne revendiquerai (à part folie de ma part) jamais d’être le Maître d’autres personnes. Les soumises sont pour moi des cherchants et les dominants, des donnants… aussi ma douce et moi sommes souvent déconcertés par l’arrivée fracassante que font certains s’affichant comme Maître universel, que l’on devrait reconnaître pour tel… Ma douce est respectueuse des dominants, mais de grâce ne confondez pas respect et reconnaissance…

À ma douce, j’apprends à me servir, à comprendre mes ordres certes, mais aussi mes sentiments, ce qu’elle devient en étant mon entière propriété. À mesure que j’écris, vous comprenez le côté très cérébral de ma domination sur elle. Le cerveau n’exclut en rien le corps, il l’inclut au contraire… mais il ouvre pour moi la voie à des sentiments très forts.

Bien différent de la vie vanille que j’ai par ailleurs. Le sentiment d’appartenance de sa vie m’offre toute la fragilité si précieuse à mes yeux d’un être sans défense qui suit son Maître là où il désire. Cette fragilité, je la vois non pas en conquérant cherchant le plus fragile pour détruire mais avec une émotion indescriptible pour l’heure…

Cette jeune fleur… infiniment belle,… qui donne tant aux yeux qui la découvre.

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