Plaisirs de Maître

 

Ce petit écrit fait suite à un petit article « Domination et Ressentis ».

Ce petit monde, mots que j’emploie souvent pour caractériser notre relation ma douce et moi, ainsi que l’univers qui gravite autour, est d”une telle richesse de ressentis qu’il me semble difficile de trouver des mots pour les effleurer. Mais pour autant, ne pas écrire quand on a le privilège de le côtoyer serait assez triste.

Être maître, ce n’est pas un statut universel sauf pour des fous qui pensent que le monde les reconnaît comme tel. Le seul univers où cela prend son sens, c’est celui de ma douce qui me reconnaît ainsi. Déjà, cet aspect qui pourrait passer inaperçu résume à lui seul une grande part de notre relation. Ma douce qui m’appartient depuis un temps certain, vit à mon rythme et pour me servir. Ce que je nomme éducation (et sans aucune prétention) est le cadre que je fixe et qui la guide pour apprendre à me servir au plus profond d’elle-même.

Ma douce apprend à anticiper ma pensée et à me satisfaire en tout, et cela, tout le temps. Ce n’est pas un lavage de cerveau que je lui impose comme on pourrait le lire sur la toile. C’est un apprentissage complémentaire à ce qu’elle a appris dans sa vie. Cet apprentissage complémentaire ne doit pas s’opposer à ce qu’elle a appris dans le passé, mais lui ouvrir les yeux sur de nouveaux ressentis, sentiments, nouvelles perspectives à sa place, à mes pieds. Pour moi, le Maître ne doit pas être un despote… Ce n’est pas la terreur ou la violence qui éduque et en cela il faut au fur et à mesure de la relation comprendre les difficultés de sa propriété, mesurer le rythme nécessaire pour qu’elle ne voit plus un obstacle insurmontable, mais mon plaisir.

La confiance s’établit peu à peu et grandit au fur et à mesure ; cette confiance est basée sur la bienveillance des sentiments et l’amour qui nous lient. (L’amour n’est pas réservé au monde vanille, même s’il est vécu différemment.)

Ma douce sait que je ne lui ferai jamais d’acte méchant ; certes, il y aura une douleur dans les punitions ou dans une contrainte imposée, mais aucune méchanceté. Arriver à lever les obstacles en éduquant est une grande fierté et un savoureux plaisir. J’ai plusieurs fois lu des soumises qui recherchaient l’humiliation la plus forte, même si je comprends que cela peut être une preuve d’amour démonstrative où elles montrent combien elles peuvent accepter de méchancetés sans craquer… Je ne suis nullement adepte de cela ; cette démonstration est destructrice pour la soumise… et la destruction est absolument mauvaise, elle ne crée rien de bon.

L’éducation n’est pas nécessairement aisée, car elle impose un juste équilibre et une compréhension de l’autre importante. Ma douce apprend à me connaître très intimement, découvrant des traits qu’elle ignorait tout comme des goûts. De la même façon, je la découvre en l’éduquant, comprenant ses réticences ou difficultés, appréciant son obéissance qui déjà très grande continue de croître, notant son évolution sur les obstacles passés et sa constance à apprendre à me satisfaire. Ce dernier point n’est pas anodin, il est profondément « jouissif ».

Dans un monde assez individualiste, ma douce n’a de cesse que de penser à ce qui me ferait plaisir, quel que soit le plaisir d’ailleurs. Cette connaissance intime mêlée à la volonté de me satisfaire toujours sont des aspects assez merveilleux pour un dominant. Ma douce apprend ma pensée et elle devient sa priorité, elle devient son obsession.

Je poursuivrai ce petit mot à nouveau…

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