Domination et ressentis

 

Tout d’abord, il convient de préciser que j’ai ma petite esclave à mes pieds comme seule possession. La domination est venue tout doucement dans mon esprit, et cela m’a beaucoup tiraillé car j’essayai de suivre la voie de la vertu, et que je classe les relations SM comme empreinte de certains vices. (Je continue toujours à ce propos).

Il ne faut pas se voiler la face, la domination est un côté sombre de ma vie. Depuis que je suis adulte, j’ai commencé à m’y intéresser. Cela a commencé comme un certain nombre par le biais d’Internet et par l’attirance pour ce que je qualifie de domination sexuelle, exposant des “femmes attachées et baisées“. Cela me donnait un plaisir assez important, alors que pourtant, je préfère être acteur que spectateur.

La domination était ancrée en moi d’une façon si j’ose dire naturelle, mais j’allais découvrir au fur et à mesure des facettes de mon esprit que j’ignorai. Passant du spectacle d’Internet à celui d’acteur dominant, je compris que mon plaisir intense ne résidait ni dans la nudité, ni dans la sexualité mais dans un mélange subtil où les ingrédients se rapportent à la domination: vulnérabilité, dévotion, respect

Quand je vois une femme attachée et patienter ainsi entravée, ayant offert sa liberté actuelle de choix, pour vivre ceux du dominant, je ressens un grand plaisir. Nul besoin de nudité pour que mon esprit s’en trouve satisfait et que le plaisir naisse. Dominer c’est guider, ce guide peut être dans le plaisir des chairs, avec un certain sadisme, il peut mêler plaisir et douleur alternant caresses et fouet de la cravache. Il peut également être dans le cérémonial, différentes positions d’attente de la soumise, montrant ouvertement son statut par rapport à son dominant. Je suis assez cérébral et de telle démonstration de soumission me procure beaucoup de plaisir. La domination me procure un plaisir que je ne retrouve nul part ailleurs. C’est un plaisir intense.

Au grand dam de ce qu’il peut être trouvé dans ce petit monde comme vocable, je comprends fort bien le mot dominant, car je l’ai vécu, je comprends aussi celui de Maître (que je vis et que je nuance fortement de dominant). En revanche, je n’adhère pas du tout avec le mot switch, que je qualifie au mieux de soumise assistant son Maître. Comment vivre profondément de plaisirs aussi opposés ?

Dans le monde vanille, le pseudo égalité est recherché partout… ici dans le monde de la domination, elle ne me semble pas avoir sa place, cela n’empêche pas le plus grand respect.

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